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Interview exclusive d'Olivier

LANDY-MEERSSEMAN, directeur

artistique de Mister Tahiti

A moins de deux jours de la prestigieuse élection de Mister Tahiti 2014, qui se déroulera ce samedi 15 novembre à l’intercontinental Tahiti Resort, j’ai décidé d’interviewer le génialissime directeur artistique de Mister Tahiti, Olivier LANDY-MEERSSEMAN ! Je voulais en savoir plus sur son rôle dans cette élection. Mais je dois dire que c’est une personne talentueuse et créative qui dirige l’organisation artistique de Mister Tahiti d’une main de fer dans un gant de velours ! (rires) Auparavant, Olivier était également le directeur artistique de la fameuse élection nationale de Mister France ! Extra ! :-)

 

Durant les répétitions de danse et chorégraphie, il est très déterminé car il connait exactement le résultat qu’il voudrait obtenir pour le spectacle et il sait comment y parvenir. Ainsi, à chaque élection, vous pouvez admirer son œuvre, c’est-à-dire le spectacle qu’il a préparé en seulement 1 mois avec les candidats ! Quelle prouesse ! :-)

Enfin, cette année, il nous promet un fabuleux spectacle chic et moderne !

 

Découvrez tout de suite son interview :

 

Interview

 

- Bonjour Olivier, comment vas-tu ? Peux-tu te présenter en quelques mots ?

 

- Bonjour Noa, je suis Olivier LANDY-MEERSSEMAN, directeur des programmes et du Développement à Megasmedia (la société qui produit Mister Tahiti), et directeur artistique du concours Mister Tahiti.

 

- Tu es le directeur  artistique de Mister Tahiti, en quoi cela consiste exactement ? Et depuis combien de temps exerces-tu ce métier ?

 

- Cela fait maintenant près de 15 ans que j’exerce ce métier, même si je faisais aussi de la mise en scène et de la chorégraphie. Assurer la direction artistique de Mister Tahiti, cela veut dire choisir les musiques, savoir quel style nous allons donner à l’élection, trouver une direction pour les photos par exemple … En fait, il s’agit surtout de tout coordonner d’un point de vue artistique pour que le spectacle et l’émission télé soient les meilleurs possibles.

 

- L’élection Mister Tahiti existe maintenant depuis près de 13 ans. D’après toi, comment cette élection a évolué au niveau artistique ?

 

- Elle a beaucoup évolué car, quand nous avons commencé 13 ans plus tôt, ce genre de concours n’existait pas vraiment auparavant, il a fallu tout inventer. Cela veut bien sûr dire que nous nous sommes cherchés un peu au départ. La toute première année, j’étais directeur artistique et chorégraphe pour le compte du comité Mister France, et Alexandre TALIERCIO, le producteur de Mister Tahiti, ndlr) m’a fait venir à Tahiti avec le comité. A l’époque, même pour Mister France, nous cherchions encore ce que devait être ce genre de spectacle. Et à l’époque, il était conçu comme un simple défilé de mode. Ce n’est que plus tard que nous avons fait évoluer notre format pour en faire un vrai divertissement, avec beaucoup de spectacle, plus de rythme, de chorégraphies, etc. Le tout sans prise de tête…

 

- Cette élection se produit chaque année vers le mois de novembre. J’imagine qu’il faut trouver un thème spécifique pour chaque édition. Comment t’inspires-tu ? Par rapport à la mode du moment ou bien te réfères-tu à l’actualité ?

 

- En réalité, je ne cherche pas de thème particulier pour les élections de Mister Tahiti. Je n’en vois pas vraiment l’intérêt… Je ne vais tout de même pas me mettre à raconter l’histoire du petit chaperon rouge !! (rires) En fait, tout part souvent des musiques qui retiennent mon attention. J’ai besoin de musiques rythmées, connues de beaucoup de monde (ou en passe de l’être), et qui m’inspirent quelque chose… Ensuite, en fonction de ce que je trouve, je compose le spectacle comme cela, car tout finit par en découler et, notamment, le stylisme.

 

- Auparavant, tu étais également le directeur artistique de l’élection Mister France. Quelles sont les différences avec l’élection de Mister Tahiti ? (Organisation, candidats…)

 

- Il y a de grosses différences. D’abord, Tahiti et les élections de beauté, c’est un peu spécial, car ici, cela fait quasiment partie de la culture à part entière, ce qui n’est pas le cas en Métropole. Ensuite au niveau organisation, c’est forcément différent car pour Mister France, vu que les candidats viennent des 4 coins de l’hexagone, on est obligé de les regrouper tous ensemble sur une semaine pour les préparatifs. Cela veut dire qu’en une semaine, il faut faire les photos, les essayages, les interviews, les répétitions… C’est plus intense pour les candidats car plus concentré.

 

- J’imagine  qu’être directeur artistique d’une grande élection médiatisée comme Mister Tahiti demande beaucoup d’investissements chaque année. Comment trouves-tu la force pour y parvenir ?

 

- Franchement, je commence à me le demander !!! (rires) C’est vrai que c’est un évènement attendu par la population et, comme à Megasmedia, on aime les choses bien faites, cela nous demande beaucoup de travail. Mais bon, il faut relativiser, c’est quand même moins contraignant que de devoir aller à l’usine tous les matins !

 

- Parlons un peu chorégraphie. Comment fais-tu le choix des musiques (danses et chorégraphies) pour chaque édition ? Est-ce que cela se prépare des mois à l’avance ?

 

- En réalité, je commence à choisir les musiques environ 2 mois avant l’élection, même si parfois cela m’arrive en cours d’année d’entendre une musique et de me dire « tiens, je vais la mettre de côté pour Mister Tahiti »… Après le choix, je dois bien dire que c’est aussi en fonction de ce qui m’inspire… Parfois en écoutant une musique, on sait tout de suite ce qu’on pourrait faire dessus… 

 

- Les répétitions démarrent seulement à environ 1 mois et demi de l’élection, est-ce suffisant pour apprendre toute la chorégraphie du spectacle ? En sachant que les candidats ne sont pas tous des « danseurs-nés » ?

 

- En réalité, les répétitions à proprement parler commencent même généralement 1 mois avant l’élection. C’est vrai que c’est un délai serré, mais on ne peut pas travailler que sur un seul évènement toute l’année ! Du coup à raison de 3 répétitions par semaines le soir, car il nous faut aussi nous adapter aux emplois du temps des candidats, c’est beaucoup de travail, mais on y arrive. Après, on aimerait toujours avoir plus de temps pour peaufiner, mais même en ayant plus de temps, on en voudrait toujours davantage…

 

- Durant les répétitions, tu es « une main de fer dans un gant de fer »… Euh pardon, « une main de fer dans un gant de velours » (lol) (rires) ! Est-ce important d’avoir de l’autorité pour diriger les candidats ?

 

- C’est essentiel, car comme tu le disais juste avant, les candidats n’ont pas l’habitude de la scène, en tout cas pour la majorité. Et en plus, ils sont assez jeunes. Du coup parfois, ils ne se rendent pas forcément compte des enjeux… Ils pensent qu’une fois sur scène les choses seront différentes, ce qui est vrai, mais en fait, elles seront pires ! Il est donc essentiel d’acquérir certains automatismes… Et puis, honnêtement, je considère aussi que mon rôle ne s’arrête pas à la chorégraphie. J’ai envie que les candidats puissent vivre une expérience qui peut les amener à s’améliorer, par exemple sur le fait d’être à l’heure, de s’excuser d’un retard, ce genre de choses qui ne pourront que les aider dans leur vie future… Alors c’est vrai que même si je peux parfois m’énerver un peu, c’est surtout pour eux… D’ailleurs, je n’ai jamais eu le cas d’un candidat qui n’était pas content de sa participation au concours, et pour moi, c’est bien là l’essentiel.

 

- Est-ce que les candidats sont jugés sur leurs aptitudes à danser ? Le Mister Tahiti est-il forcément un danseur avéré ? (rires)

- Heureusement non ! (rires)

On ne cherche pas un danseur, mais un beau jeune homme qui puisse représenter le Fenua. Après, c’est vrai que si celui-ci est beau mais qu’en plus il sait très bien danser, cela ne peut pas lui nuire. Mais le jury, comme les spectateurs et téléspectateurs, est bien conscient que nos candidats ne sont pas des danseurs. L’important c’est qu’ils fassent de leur mieux. On n’a pas tous les mêmes capacités, mais chacun a forcément ses qualités à lui.

 

- Chaque année, j’imagine que l’expérience doit être stressante car tout doit être prêt le jour J. Quelles sont justement tes plus grandes craintes ?

 

- La plus grande crainte, sincèrement, c’est d’abord la météo ! Car comme nous sommes sur une scène à ciel ouvert, nous en dépendons forcément… Mais comme on ne peut rien y faire, on fait avec ! Sinon, ma crainte, c’est plutôt pour les candidats, qu’ils oublient une chorégraphie par exemple…J’ai juste envie qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes tout en y prenant du plaisir.

 

- As-tu une anecdote drôle qui s’est produite durant une élection Mister Tahiti à me raconter ?

 

- Oh, il y en a beaucoup en fait ! Un peu dans le désordre, une année un candidat qui faisait une danse du feu pour son épreuve talent a failli mettre le feu au décor, ce qui, je ne te le cache pas, aurait été un peu gênant … Il peut y avoir un problème de costume qui laisse entrevoir ce qu’il ne faudrait pas … Sinon, après, c’est plus des anecdotes internes, genre l’animateur qui annonce les résultats mais qui oublie de faire rentrer les candidats, il se reconnaitra !! (rires)

 

- Actuellement, nous sommes à deux jours de l’élection, à quoi devons-nous nous attendre en gros samedi soir ??? (Petite exclu lol)

 

- On doit s’attendre avant tout à passer un bon moment sans prise de tête… Il y aura un bon buffet, un spectacle avec des jeunes hommes sympathiques, des musiques, etc. C’est avant toute chose l’occasion de se détendre et de s’amuser entre amis… Il y aura bien sûr plusieurs défilés des garçons dans différentes tenues, et puisque tu veux une petite exclu, je peux te dire que cette année, les candidats vont rendre hommage à un très grand artiste qui nous a quittés il y a quelques années (je te laisse réfléchir)… Même si ce n’est pas simple pour eux, ils se donnent à fond pour que cette chorégraphie soit au top !

 

- Quelle sera ton rôle principal durant l’élection du 15 novembre 2014 ?

 

- Comme toujours, cela tient en deux mots : COURIR PARTOUT ! Il faut que je veille au bon déroulement de l’ensemble de la soirée alors je dois être un peu partout à la fois !

 

- Enfin, as-tu un message particulier à faire passer ? (Ex : aux candidats)

 

- Pour les candidats, je leur dirais de faire les choses du mieux possible, mais en profitant quand même, car cela n’arrive en principe qu’une fois dans une vie, ce genre de concours. Et sinon, j’en profite que tu me le proposes pour faire passer un message aux équipes et aux partenaires qui travaillent sur cet évènement : TENEZ BON, on y est presque !!! Et enfin un mot pour le public : venez nombreux vous amuser avec nous, et merci de faire de Mister Tahiti l’évènement qu’il est aujourd’hui !!

 

- Merci beaucoup olivier pour cette fabuleuse interview ! ☺

 

- De rien, à bientôt ;-)

 

(Article rédigé le mercredi 12 novembre 2014)

 

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